Daniel Balavoine

 
 
 

Daniel Balavoine est né le 5 février 1952 à Alençon en Normandie. Le jeune homme passe son enfance entre Bordeaux, Biarritz et Dax. Alors qu’il a juste seize ans, la révolte estudiantine de mai 68 se déclenche. Il y participe activement, depuis la ville de Pau où sa famille est installée. Il écrit même avec ses camarades un petit livre blanc sur la réforme de l’enseignement. Dans cet enthousiasme général, il envisage de devenir député. Mais son ambition est vite remise en question tant sa désillusion est grande quand le mouvement s’arrête. L’année suivante, il se produit comme chanteur avec différents groupes comme Memphis, Shade’s, ou Réveil avec lequel il monte à Paris en 1970. Le résultat n’est pas concluant et la formation se dissout. Daniel Balavoine trouve alors une place dans le groupe Présence. Le succès n’est pas au rendez-vous mais cela lui permet de faire de nombreux galas en Province et de se roder.Présence enregistre deux titres chez Vogue mais le disque passe complètement inaperçu. Finalement, le groupe se disloque. En 72, Balavoine tente une carrière solo et enregistre un 45 tours qui n’a aucun succès. L’année suivante, reconverti en choriste, il se présente avec son frère Guy à l’audition d’une comédie musicale. Il est alors engagé pour chanter dans « la Révolution Française » au Palais des Sports à Paris. Malgré une distribution inattendue, des Martin Circus aux Charlots en passant par le chanteur Antoine, le spectacle – dont les chansons sont composées par Claude-Michel Schönberg – n’a pas le succès attendu.

Continuant son parcours, il devient le choriste de Patrick Juvet en 74. Il assure pour lui les notes les plus hautes, car sa voix peut atteindre des sommets. Le chanteur très en vogue à ce moment-là, prépare l’album « Chrysalide » et donne une chance à l’apprenti chanteur, Daniel Balavoine en lui permettant d’insérer une chanson « Couleur d’automne » dans son disque.

Quand Léo Missir, directeur artistique de la maison de disques Barclay entend Balavoine chanter sur ce disque, il décide de l’engager et de lui faire signer un contrat. Il lui propose donc, de réaliser un album-concept, comme les anglo-saxons savent le faire. En 75, sort « De vous à elle en passant par moi » dont le thème principal est la femme, sujet universel s’il en est. Le succès est mitigé mais Léo Missir est toujours aussi enthousiaste et continue de soutenir son protégé.

Après un voyage en Europe de l’Est, Daniel Balavoine sort en 77, un second opus intitulé « les Aventures de Simon et Gunther.Stein ». Impressionné par le mur de Berlin, et les conséquences de son existence, le chanteur en fait le sujet principal du disque, contenant ainsi le titre très prometteur « Lady Marlène ». Mais là encore, tout ceci reste confidentiel.

En fait, sa carrière démarre réellement quand Michel Berger lui propose le rôle du jeune loubard Johnny Rockfort pour l’enregistrement studio de « Starmania », l’opéra-rock qu’il a composé et dont Luc Plamondon a fait le livret. Le personnage lui convient bien car il n’est pas loin de la révolte omniprésente, affichée par le héros. « Starmania » est monté l’année suivante au Palais des Congrès à Paris. Balavoine se retrouve aux côtés d’une brochette d’artistes francophones de sa génération comme France Gall, Diane Dufresne ou Fabienne Thibeault. Le succès est phénoménal. Balavoine marque profondément cette production.

Entre temps, il s’enferme en studio et concocte ce qui sera le premier tube de sa carrière : « le « Chanteur ». « Je m’présente, je m’appelle Henri » sont les premiers mots de cette chanson que la France entière chantonne à cette époque. Sur l’album du même nom, on trouve aussi « Lucie » qui ne fait que confirmer son succès grandissant. Une nouvelle fois en studio, il réalise l’album « Face amour, face amère ». Les musiciens, rencontrés lors des enregistrements avec Patrick Juvet, sont étroitement associés au projet. Daniel Balavoine n’hésite d’ailleurs pas à les mettre en avant quand il le faut.

Fort de ses quatre premiers albums, il monte sur la scène de l’Olympia pendant trois jours à compter du 31 janvier 80. Il y fait preuve d’une énergie et d’un punch exceptionnel, façon pour lui de remercier le public qui depuis quelques années maintenant achète ses disques. Un événement va faire de lui une figure particulière de la chanson : le 20 mars de cette année-là, il participe au journal de la deuxième chaîne de télé française aux côtés de François Mitterrand, candidat socialiste d’alors et futur Président de la République. Les propos aseptisés du débat provoquent chez le chanteur un coup de colère qui proclame : « la jeunesse se désespère, elle ne croit plus en la politique française ». Devenu tout à coup porte-parole de cette même jeunesse, Balavoine exprime ici un certain ras-le-bol face à l’indifférence dont font preuve les dirigeants politiques devant la nouvelle génération. Et assez bizarrement son cri anti-politique en fait un chanteur engagé, un véritable tribun.

« Un autre monde » est le nom de son cinquième album qui sort en 80. Il conquiert les hit-parades avec sa chanson-cri « Mon fils ma bataille » et déclare avec la rage qu’on lui connaît « Je ne suis pas un héros » autre tube issu de cet album. Johnny Hallyday reprendra un peu plus tard ce titre qui semble coller à son personnage. Daniel Balavoine se produit à nouveau sur la scène de l’Olympia à Paris en mars 81, et enchaîne sur une tournée en province. Un live est enregistré et sort en septembre.

En 82, il reçoit le Prix Diamant de la chanson française pour l’album « Vendeurs de larmes » enregistré à Ibiza aux Baléares. « Vivre ou survivre » est l’extrait choisi pour les radios. En juin, il s’attaque au Palais des Sports (comme avant lui, Johnny Hallyday), une des plus grandes salles parisiennes à ce moment-là. Son show est placé sous le signe du rock. Chanteur de variété populaire, Daniel Balavoine considère qu’il n’existe qu’une barrière fictive entre les deux genres.

Grand amateur de voiture et de vitesse, homme passionné, le chanteur décide de participer à l’édition 83 du rallye Paris-Dakar. C’est ainsi que début janvier, il assure la fonction de copilote de Thierry Deschamps dans une voiture japonaise. Malheureusement l’aventure tourne court après des ennuis mécaniques. Profitant de cet imprévu, il part à la découverte de l’Afrique de l’Ouest. Il en revient très impressionné, avec dans ses bagages, la matière pour un nouvel album. C’est « Loin des yeux de l’occident » et le simple « Pour la femme veuve qui s’éveille ». Album humaniste et sensible, il n’a malheureusement pas le succès escompté.

Lors de l’émission « Sept sur sept » sur la première chaîne française, une nouvelle fois très virulent, il se lance dans une diatribe contre certains anciens combattants. Reconnaissant par la suite que son intervention avait sans doute été mal interprétée, il n’en subit pas moins des contrecoups négatifs, notamment quand quelques manifestations hostiles ont lieu devant l’entrée de ses concerts. Cela ne l’empêche pas de remonter sur la scène du Palais des Sports à Paris du 21 au 30 septembre 84, concert qui fait l’objet d’un double album live.

L’année suivante, Balavoine s’engage dans son second « Paris-Dakar » et cette fois-ci, le termine à une place honorable. En juillet, il assiste au concert « Band Aid » à Wembley en Angleterre, destiné à récolter des fonds pour lutter contre la famine en Ethiopie. Le même type d’événement a lieu en France à la Courneuve le 16 octobre 85, où de nombreux artistes hexagonaux parmi lesquels Daniel Balavoine, viennent apporter leur soutien à cette cause.

Par la suite, sensibilisé aux problèmes humanitaires, il fonde avec Michel Berger l’association « Action écoles » pour la lutte contre la faim en Afrique. Ses sensibilités politiques le poussent à s’engager. La trentaine passée, il s’est assagi et désire dorénavant se lancer dans des projets plus constructifs en accord avec ses idées humanistes. En 85, il publie un nouvel album intitulé « Sauver l’amour ». Pour le titre phare, « L’Aziza » qui rend hommage à sa compagne, juive marocaine, dénonçant ainsi d’une manière détournée toute forme d’intolérance et de racisme, il reçoit le prix « SOS Racisme », des mains de Harlem Désir, président de l’association.

Depuis longtemps, il envisage de mettre sur pied l’opération « Pompes à eau pour l’Afrique » en profitant de la notoriété et de la couverture médiatique du rallye « Paris-Dakar ». En janvier 86, il se rend en Afrique et suit l’acheminement de ces fameuses pompes destinées aux populations locales. Le 14 janvier, à l’occasion d’un vol en hélicoptère avec le directeur de la course, Thierry Sabine, une tempête de sable se lève et l’accident est inévitable. L’hélicoptère s’écrase sur une dune du Mali avec ses cinq passagers, dont Daniel Balavoine.

Aujourd’hui, une association porte le nom du chanteur et poursuit l’action qu’il avait entreprise. Il disparaît alors qu’il avait sans doute beaucoup de projets à venir, aussi bien dans la chanson que dans l’engagement humanitaire. Sa forte personnalité le rendait pour certains irritant, mais pour son public, sa voix haut perchée reste irremplaçable.

UNE VIDEO CULTE:

 

 

 

 

5 Réponses to “Daniel Balavoine”

  1. J’adore ce chanteur il compose de belles mélodies dommage qu’il soit parti ces chansons resteront dans la patrimoine français il fait parti de mes idoles artiste engagé dans l’humanitaire homme de conviction et il était aussi sincère c’est un exemple à suivre pour les jeunes de maintenant il suffit d’écouter sa voix elle est unique Roméo de la Réunion message personnel à son association

  2. Daniel est parti mais moi je suis là en tout cas les jeunes peuvent compter sur moi j’ai souvent pris exemple sur lui et je peux vous dire que cà marche il faut rester dans la lumière et attendre patiemment sa chance

  3. Hubert frevent Says:

    oui super chanteur malheuresement parti trop jeune en plus de de sais action humanitaire il ossait dire tout haut ce que tout le monde disaient tout bas

  4. ²LucFernandez Says:

    oui moi qui l’ai bien connu, il l’ai es resteras un héro magret lui la pierre de l’édifice

  5. Daniel est l’idole de toute une génération face à miterrand qui je suppose fut son ami Après ce débat de 1980 Il avait peur de Balavoine c’est pourr cela qu’il avait retiré ses lunettes comme il était miope pour pas voir les yeux de Balavoine qui était très en colère .Bref, les deux furent amis et même Balavoine déjeuné avec le Président Miterrand deux grands artistes deux grandes légendes deux grandes personnalités RL

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